Publié par : mattdupont | mars 21, 2008

Défaite de la France

Ce pourrait être de rugby que je parle (aurait-on pû dire en voyant ma tête après l’après-midi de samedi dernier) mais ce n’est pas de cette défaite dont il est question ici mais de celle de dimanche dernier. Et encore une fois, ne croyez pas qu’il s’agit de cette (pseudo) défaite de la droite, dont on a entendu pendant les trois jours qui ont suivi les résultats. J’avais eu une lueur d’espoir quant à une lucidité retrouvée de la France pendant le débat qui a précédé l’élection présidentielle de l’an dernier et voilà qu’après cette “grande bataille” politique, nous voilà retombés dans les bons vieux travers politiciens qui nous tiennent tellement à coeur! Je vais essayer de ne pas désespérer, ce serait inquiétant à mon âge de tomber dans le pessimisme, mais ces dernières échéances électorales ne m’aident pas à rester optimiste.

Ce qui me met hors de moi est cette tendance qu’ont la plupart des journalistes et politiques à vouloir lire entre les lignes du scrutin et lui faire dire des choses qui dépassent complètement la portée du scrutin local. Tout est une question d’échelle. Les politiques locales et nationales sont globalement decorrélées et essayer de trouver une portée nationale à un scrutin dont les considérations sont locales revient à faire preuve d’une mauvaise foi exaspérante, qui ne peut qu’embrouiller encore plus un débat politique que la plupart des Français ne comprennent pas. Cette notion vague et obscure de “vote sanction” est une pure invention de la classe politique et des médias qui ne peuvent traiter des sujets que de façon nationale. Les media nationaux et la classe politique ont des raisons différentes à ce même objectif de nationalisation de la portée du vote mais ni l’une ni l’autre ne sont pertinentes dans un vrai débat politique. Les media ont besoin de trouver une signification globale aux résultats afin de rester cohérent avec leur couverture nationale des résultats. En effet, que ce soit TF1 ou France 2, organiser une soirée électorale est très “fashion”. On y invite tout plein de beau monde pour commenter en direct les résultats, avec le fameux compte à rebours jusqu’à 20h ou on voit enfin les résultats d’Agen, Calais, Cannes ou encore Quimperlé. Je ne critique absolument pas la pertinence de ces résultats pour les diverses communes, ou il y a sûrement eu un débat démocratique intéressant  et pertinent sur les projets respectifs des diverses listes, mais essayer d’extrapoler ces résultats locaux à une échelle nationale est d’une stupidité qui m’effraie. La somme de chaque résultat local ne donne pas, mais alors pas du tout, un résultat national.

Je ne suis pas le plus grand défenseur de la rationalité du vote des français, loin de là (je fond encore en larmes régulièrement au souvenir d’un certain referendum français à portée européenne… mais je m’écarte ici trop du sujet actuel), mais quand on leur demande de voter pour l’équipe qui va s’occuper de leur commune, ils ne se posent pas la question de savoir si Sarkozy ou Hollande vont être contents de la liste qu’ils auront choisis. C’est vraiment essayer d’embrouiller les gens que de leur faire croire qu’ils votent pour plus que le bien de leur commune. Le PS va-t-il avoir plus de poids sur les décisions gouvernementales parce que la majorité des équipes municipales en France sont à gauche ? Non! Clairement non! Les media font courir ce bruit pour que leur concept d’émissions à la mode avec des plateaux de designers tienne la route. Hé! Ho! C’est pas les States ici, pas besoin de spectacle vide de fond. Les responsables politiques nationaux encouragent le mouvement eux aussi. Bien sûr! La pseudo-victoire à l’echelle nationale du PS permet à ses responsables de bomber le torse en faisant les fiers devant Sarkozy et sa troupe et en clamant que le peuple a parlé, que les socialistes sont les plus forts, les plus beaux… Et Sarkozy qui en remet une couche en profitant de l’occasion pour justifier ses remaniements gouvernementaux (qui sont creux qui plus est) et crédibiliser cette portée nationale… Que ce soit la gauche qui crie victoire en menaçant la droite de soulèvement du peuple ou la droite qui dit vouloir tirer des conclusions du scrutin, tous alimentent cette opération de mauvaise foi généralisée qu’est cette nationalisation des résultats. Non! Non! Non et reNon! Arrêtez donc cette mauvaise foi.

Un léger zoom arrière… prenons un peu de distance et posons nous la question : quel but à la politique ? N’est-il pas de gérer les affaires de la cité, de l’état, à l’échelle à laquelle elles s’exercent ? Le but du débat n’est il pas d’opposer des arguments objectifs pour que cette gestion soit la plus efficace possible ? La finalité du pouvoir, à tous les niveaux, n’est-il pas de prendre les décisions en fonctions de tous ces éléments objectifs ? Redevenons sérieux et reconcentrons-nous sur ces choses qui me paraissent être bien plus essentielles que ces manoeuvres politiciennes qui se résument à dire “Hey! C’est moi le plus fort, t’as vu!”. Non! Sans rire, pour les elections locales, on vote pour la ou le meilleur, point. Le type est bon, on vote pour lui, peu importe son bord politique. Je préfère un maire communiste intelligent (bon, l’exemple est extrême, mais c’est pour illustrer le propos) que n’importe quel PS ou UMP attaché plus au pouvoir qu’à la bonne gestion de la cité. Et pourtant, croyez moi, je suis loin d’être un sympathisant communiste, très loin!

Voilà pourquoi j’ai été très déçu de ce qui s’est passé dimanche dernier et les jours qui ont suivi! Cette extrapolation nationale des scrutins locaux est une chose absurde motivée par de mauvaises raisons (image pour les media, poids politique pour de futures échéances électorales pour les responsables politiques nationaux) ce qui ne fait qu’augmenter l’absence d’intérêt pour la politique chez la plupart des Français (Et je ne leur en veux pas à eux pour ça).

Y aura-t-il un jour en France, sur les chaines “populaires”, de vrais débats, dénués de toute motivation électoraliste et surtout de mauvaise foi ?

L’optimiste qui survit encore en moi veux y croire…

Publié par : mattdupont | février 24, 2008

Friends…

Je me suis souvent demandé ce qui faisait que des personnes soient amis. Il y a sûrement autant de réponses à cette question que d’amitiés, je n’ai pas de réponse claire à apporter à ces questions, mais voici quelques pistes qui me font souvent réfléchir… Le fait est que l’on repère toujours en premier, lorsqu’on arrive dans un nouvel environnement, les personnes avec qui ont ne pourra pas s’entendre. Et on repère ensuite les personnes qui ne peuvent pas non plus s’entendre avec elles… Souvent les premiers “groupes” se forment de cette façon et c’est toujours assez marrant de repenser à ça avec du recul.

J’adore les “premiers groupes”… On y repense plusieurs mois après les premières rencontres à ces premières personnes qu’on a fréquenté. Ce ne sont pas forcément des futures amitiés, mais chaque personne de ces premiers groupes conservent toujours une sorte de lien. Je ne saurait dire quel lien, mais le fait est que la connexion reste forcément.

Je suis clairement un libéral, avoué qui plus est (ce qui n’est pas vraiment à la mode en France, allez savoir pourquoi…), et on peut dire sans risque que le “marché de l’amitié” est des plus libéraux. Après quelques temps, les gens se trouvent toujours des fréquentations avec lesquelles ils se sentent les mieux et on ne peut rien contrôler la dedans… Tout se fait petit à petit à force d’infimes ajustements. Haaaargg!! Mais qu’est ce qu’il raconte!? Il prend ses amis comme un marché!? Mais il débloque complètement ce mec! Simple image pour mettre en avant le fait qu’on a quand même une part de contrôle sur qui sont nos amis, mais que cette part reste limitée… Après tout, ne dit-on pas qu’il suffit d’observer les amis de quelqu’un pour savoir qui il est? Ne peut-on pas contrôler qui on est? On est ce que l’on a été, ce que l’on fait et aussi ce que l’on veut être… On ne contrôle donc bien qu’une partie de ça… Il en est de même pour ses amis… Ne sont ils pas après tout des parents choisis ?

Publié par : mattdupont | février 16, 2008

Break ENAC : “Unbreak my heart”

“UnBreak my heart”, nom de ce dernier break, tradition enacienne de coupure, ou pause, ou biture, selon le traducteur utilisé, qui marque, telle la flamme rouge du tour de France, le début de la dernière semaine avant chaques vacances. Evénement préparé de longue date par l’Asso, par les divers clubs ennaciens, et sans aucun doute attendu de toute la communauté enacienne (Oui, il s’agit bien là de communauté, vivant “presque” en autarcie… mais ceci fera sûrement l’objet d’un futur post).

ENAC

Encore une occasion de prendre le pouls de la réputaion de l’Enac dans Toulouse, et nous n’avons pas été déçu, la population étudiante du sud Toulousain ayant répondu présente en nombre. Peut être qu’il ne faut pas tirer trop rapidement des conclusions non fondées, du fait que l’entrée avait été rendue gratuite pour les filles en début de soirée, ce qui a sûrement boosté les chiffres et les motivations… Mais, même si cette mesure aura eu pour conséquence inévitable de limiter fortement les avantages financiers pour l’Asso, elle aura eu comme effet principal de rendre la soirée bien plus agréable et sans aucun doute de redorer le blason du break Enac chez les personnes présentes.

Reste à faire fonctionner le bouche à oreille maintenant! En effet, le break avait acquis une réputation de repères à mecs louches, voire morts de faim, qui ne demandaient qu’à être lourd et saoul et le rééquilibrage de la répartition des sexes avec cet afflux massif de filles (qu’elles soient jolies ou non, ceci faisant l’objet d’un débat qui n’est pas celui qui nous intéresse ici) a permis pour sûr à tout le monde de passer une soirée dans une ambiance bien plus agréable et sereine. J’espère que ce sera l’occasion de voir un retour des breaks Enac dans les esprits des étudiant(e)s Toulousain(e)s comme peuvent l’être les booms Insa ou les soirées à la Dune! Pour la plupart donc, une bonne soirée à l’Enac comme ça faisait longtemps que nous n’en avions pas eu.

Reste à savoir ce que les gens en ont pensé… En tout cas, merci à l’Asso pour ce break!

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